Et voilà, ça y est. Tout le monde en parlait depuis déjà quelques semaines. L'iPad a été présenté hier par Apple lors de sa conférence de presse de début d'année.
L'iPad
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Our most advanced technology in a magical and revolutionary device" (notre technologie la plus avancée dans un appareil magique et révolutionnaire). Avec une description pareille, on comprend qu'Apple place énormément d'espoir dans son nouvel appareil.
Le New York Times écrivait même que la dernière fois qu'il y a eu autant d'effervescence autour d'une tablette, il y avait des Commandements écrits dessus.
L'iPad c'est quoi?
C'est une tablette dotée d'un écran tactile multitouch (comme l'iPhone et l'iPod Touch) de 9,3 pouces de diagonale, embarquant une version de l'iPhone OS modifiée.
Il est décliné en 2 séries, offrant en tout 6 modèles : uniquement wifi (16Go, 32Go, 64Go), et wifi+3G (16Go, 32Go, et 64Go). Les prix commencent à 499$ pour le premier modèle (wifi 16Go).
Les prix internationaux (hors Etats-Unis) n'ont pas encore été communiqués, mais connaissant Apple on peut penser qu'ils appliqueront leur taux de conversation bien particulier : 1$=1€.
Pour ce qui est des fonctionnalités liées à la 3G, Apple a annoncé que l'iPad ne serait pas bloqué pour fonctionner avec un opérateur de téléphonie mobile en particulier, et qu'aucun engagement minimum ne serait exigé.
Pour les Etats-Unis, un forfait à 29,99$ par mois est prévu pour un accès à internet illimité (en contenu et en données), et un forfait à 14,99$ pour 250Mo de données échangées. Aucune précision n'a été donnée concernant un possible partage de la connexion internet de l'iPhone (en mode modem, déjà disponible moyennant une trentaine d'euros) avec les modèles d'iPad dépourvus de connexion 3G.
Un GroPod
Ma première réaction, en suivant la conférence de presse, a été de me dire que l'iPad était en fait un gros iPod Touch, avec une interface au final peu différente. Une sorte de GroPod, au fond.
On retrouve iTunes, iCal, Mail, Youtube (en HD), Google Maps... Enfin toutes les applications qui ont fait le succès de l'iPhone et de l'iPod Touch. Petit plus cependant : l'iPad peut accueillir une version d'iWork (la suite bureautique Apple, totalement compatible avec les formats Microsoft Office). Les trois logiciels (traitement de texte, tableur, outils de présentation) seront facturés 9,99$ chacun.
L'iPad contient également une version de iPhoto : le logiciel de la suite iLife (sur Mac) permettant d'organiser ses albums photos. Toutes les spécificités d'iPhoto semble avoir été intégrées : géolocalisation des clichés (Places), organisation par visage grâce à un outil de reconnaissance faciale (Faces), et la présentation en diaporama.
Toutes les applications iPhone/iPod Touch sont également compatibles avec l'iPad, sans réécriture nécessaire ; et avec la possibilité de garder la fenêtre aux dimensions iPhone, ou d'appliquer un zoom. Des applications spécifiques à l'iPad verront le jour, et des applications compatibles à la fois iPad et iPhone apparaîtront sous l'intitulé "Universal".
- C'est une révolte? - Non sire, c'est une révolution
L'atout majeur de l'iPad est sans aucun doute la possibilité de télécharger des livres numériques, via un nouveau service de l'iTunes Store : iBooks.
Apple se place alors en concurrence directe avec
Amazon et son Kindle.
D'un côté vous avez une tablette avec le design Apple, offrant des couleurs vives et des contrastes profonds, avec toute une interface et une utilisation pensées pour le multimédia, et de l'autre côté vous avez une version plate et la première Game Boy.
Côté prix, le Kindle commence à 259$ pour une version allégée... Quand on est prêt à mettre ce prix-là pour lire des livres au format numérique, c'est qu'on peut généralement rajouter les 140$ de différence pour l'iPad...
La sortie de l'iPad s'accompagne de partenariats entre Apple et les maisons d'édition, et également avec les quotidiens. Seul bémol : il n'est (encore?) possible de s'abonner aux journaux quotidiens directement depuis l'iTunes Store afin de recevoir l'exemplaire du jour automatiquement sur la tablette.
La véritable révolution est qu'Apple part à nouveau au secours d'un secteur en difficultés : celui du livre, et de la presse papier. La Pomme avait déjà révolutionné le monde de la musique en sortant le premier iPod en 2001, et avait ainsi relancé la consommation légale de morceaux grâce à l'iTunes Store.
Nul doute que cette première version de l'iPad sera suivie d'une deuxième version, beaucoup plus audacieuse. On regrettera sans doute l'absence d'iSight (le nom donné à la webcam intégrée aux ordinateurs Mac) permettant la vidéoconférence.