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Actualité Un dimanche comme les autres?

Le Parlement européen, c'est quoi? D'après les sondages, c'est quelque chose qui n'intéresse pas 66% des Européens.

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Le Parlement européen : l'institution


Alors que tout se passe à Bruxelles, le Parlement, lui, siège à Strasbourg.

Il faut le dire, originellement, le Traité de Rome (1957) n'attribuait aucun pouvoir au Parlement européen. En 1992, le Traité de Maastricht a essayé de lui en donner quelques uns. Le Traité de Lisbonne parle "d'attributions législatives" (il était temps) pour le Parlement, mais ce n'est pas un "pouvoir" en tant que tel. Et puis, le Traité de Lisbonne, on n'y est pas encore.
Ah oui et... les actes communautaires ne sont pas adoptés par le Parlement à proprement parler, il y a une adoption conjointe avec la Commission.

Le système d'élection au suffrage universel, pour les parlementaires européens, date de 1976. La première élection a eu lieu en 1979. Les parlementaires sont élus pour 5 ans, et chaque Etat a un nombre de représentants qui va croissant en fonction de sa population (Allemagne : 99 représentants ; France, Italie, et Royaume-Uni : 78 ; Espagne et Pologne : 54 ....... Malte : 5).
La procédure électorale peut varier selon les Etats, ce qui est fort regrettable.

Le Parlement exerce trois fonctions classiques : un pouvoir de contrôle politique classique (à l'égard de la Commission, principalement), un pouvoir budgétaire (conjointement avec le Conseil de l'Union, depuis 1970-75), et une compétence législative dans le cadre de la Communauté européenne (depuis l'Acte Unique 1987 et le Traité de Maastricht 1992), mais pas en matière de PESC, ni de CJCP.
Note : pour un tableau explicatif des trois piliers de l'UE : ici.

Quel rôle?


Il n'y a pas de séparation stricte des pouvoirs, dans l'UE. Ce n'est qu'une séparation fonctionnelle, et encore. Le Parlement n'a aucun pouvoir propre, si ce n'est en matière de contrôle de la Commission ; mais, en dehors de la Commission de 1999 (qui a fini par démissionner d'elle-même), ce n'est qu'un pouvoir virtuel.

Les lobbys et la Commission gèrent véritablement le travail du Parlement qui, au final, ne se retrouve qu'à l'origine de 15% des actes communautaires. Les lobbys ne sont même pas cachés.

Les 10 bonnes raisons d'aller voter, selon le site du Parlement européen

Vous pourrez trouver les dix raisons ici.

Raison n°1 : En votant aux élections du Parlement européen, vous choisissez qui influencera votre avenir et la vie quotidienne de près de 500 millions d’Européens. Si vous ne vous en souciez pas, quelqu’un d’autre s’en souciera à votre place et décidera qui vous représentera à la seule assemblée paneuropéenne élue directement. Les députés élus façonneront l’avenir de l’Europe pour les 5 prochaines années. Obtenez l’Europe que vous voulez! Si vous ne votez pas, alors ne vous plaignez pas.

Premier constat, j'ai envie de dire que c'est carrément trop la classe internationale d'avoir une institution supranationale qui tient un discours de comptoir : "si vous ne votez pas, ne vous plaignez pas". Si les parlementaires doivent représenter l'ensemble des Européens, ils représentent donc ceux qui n'ont pas voté pour eux : que ce soit ceux qui ont voté pour un autre candidat, ou ceux qui n'ont pas voté du tout. "Dieu ne reconnaîtra que les siens?"
Dire que le Parlement européen gère la vie quotidienne des Européens est déjà un mensonge, mais dans ce cas-là il faudrait dire qu'il ne gère que la vie quotidienne de ceux qui ont voté. Avec 66% d'abstention, on sera loin des 500 millions.

Raison n°2 :
Votre eurodéputé est votre voix en Europe – pourquoi ne la feriez-vous pas entendre? Élu tous les cinq ans, le Parlement européen est un acteur de poids et d’importance dans le processus décisionnel de l’Union européenne. Il vote et façonne la législation européenne définitive qui influence votre vie quotidienne, qu’il s’agisse de la nourriture dans vos assiettes, du prix de votre caddie au supermarché, de la qualité de l’air que vous respirez ou de la sécurité des jouets de vos enfants.

Merci l'UE... et si au passage vous pouviez voter moins de poussière pour le chantier en bas de chez moi, ce serait gentil.

Raison n°3 : En tant que citoyen européen, voter aux élections du PE est un de vos droits fondamentaux et le moyen d’avoir voix au chapitre quant au fonctionnement de l’UE. En votant, vous contribuez à déterminer qui représentera les citoyens tels que vous, votre famille et vos amis, vos voisins et vos collègues en Europe. En tant que citoyen européen, vous pouvez en outre voter (ou vous présenter aux élections!) dans le pays où vous vivez quel qu’il soit, même si vous n’en êtes pas citoyen. Mieux encore, ça ne vous coûtera pas un cent!

Maintenant, vous pourrez dire à votre boulangère qu'on ne dit pas "centimes" mais "cents". Enfin une question à laquelle l'UE répond...

Raison n°4 : Que l’on soit jeune ou vieux, étudiant ou retraité, homme ou femme, salarié ou indépendant, fondu dans la masse ou plus marginal, citadin ou non, l’Europe nous concerne tous, souvent sans que nous en soyons conscients! Grâce à l’Europe, nous pouvons facilement voyager, étudier et travailler à l’étranger. Le PE œuvre sans relâche à un environnement plus propre, à des produits chimiques plus sûrs, ainsi qu’à de meilleurs services et emplois. C’est un fervent défenseur des droits des consommateurs, de l’égalité des chances et de droits de l’homme, tant au sein de l’UE qu’à l’étranger.

Je veux bien... mais avec une estimation de 5000 lobbyistes au Parlement, je me demande si mon eurodéputé et mon bulletin de vote comptent vraiment.

Je vous laisse consulter les autres "bonnes raisons", et vous faire votre propre avis. Je sais, et je revendique, que mon avis n'est pas vraiment objectif. En ce qui me concerne, je trouve beaucoup plus facile, au final, de manger dix fruits et légumes par jour que de trouver dix bonnes raisons de me déplacer le 7 juin prochain.

Un appel au boycott de ces élections


Pour vous faire une idée du nombre d'appels au boycott, regarder cette recherche Google.

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Le MSEA a appelé, dans un communiqué de presse, au boycott de ces élections.
Jean-Michel SADY (avouez que sa cravate est magnifique quand même) tient sans doute une position un peu trop radicale, à l'égard de l'UE, mais il soulève des questions qui trottent dans la tête de nombreux Européens.
En ce qui me concerne, je partage une idée avec lui : l'UE est une union originellement économique, bancaire, et financière. Son cadre doit être renouvelé, agrandi, pour que de réelles valeurs sociales soient prises en compte. Il ne suffit pas de gérer les finances, à un niveau européen et de façon complètement opaque, et s'inquiéter du soutien citoyen uniquement quand une crise économique s'abat sur les marchés...

Maintenant, vous connaissez mon point de vue. A vous de vous faire le votre. Mais ne prenez pas pour parole divine les discours des personnalités politiques, ils ne connaissent rien au fonctionnement de l'UE. Je regardais Riposte, le week end dernier, et j'avais juste envie de jeter ma pile de traités communautaires sur ma télé... Renseignez-vous par vous-mêmes, construisez votre avis, et agissez selon vos convictions.

On pourrait penser que je suis eurosceptique, mais je suis plutôt altereuropéen. Je suis convaincu qu'une union politique, à l'échelle européenne, est souhaitable. Je souhaite simplement un autre modèle, et avant qu'on essaie de nous faire croire que l'avenir de l'Europe se joue dans ces élections, j'aimerais voir le cadre institutionnel changer un peu. Que l'on ne nous dise pas que l'UE est démocratique : aller voter tous les cinq ans pour une assemblée qui n'est que "co-législateur", je n'appelle pas ça "démocratie". Le système est tellement opaque, et hors de portée du citoyen lambda, que sa légitimité est à nuancer.

Le 7 juin, je m'abstiens. Et vous?

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Publié le 28/05/09 à 17h17 par bobby

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Dossier Interfaces Cerveau / Machine

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Hier on s'en souvient, l'ordinateur était entièrement contrôlé au clavier, à la ligne de commande. Les souris ont rapidement fait leur apparition avec les premières interfaces graphiques, qui ont grandement participé à la popularisation des PCs à travers le monde. En 2008, c'est l'ère du tactile qui a vraiment explosé, portée par la vague des iPhones, même si le concept du multimédia contrôlable au doigt n'est pas nouveau ; on se souvient de cet article, qui avait visé très juste à l'époque. Inutile de préciser que l'apparition de la souris n'a pas fait disparaître la ligne de commande, de la même façon que le tactile ne pourra jamais remplacer complètement la souris, ce sont juste des améliorations. (ou pas, voir cet article que j'ai écrit sur les interfaces et le tactile)

Ce qui va nous intéresser aujourd'hui, c'est ce qui a de grandes chances de supplanter un jour le tactile : le contrôle par la pensée. C'est une technologie en développement, encore lourde, peu pratique, et encore trop onéreuse pour se retrouver dans le foyer du consommateur lambda, mais elle mérite qu'on s'y attarde un instant, car elle est promise à un grand avenir. On la nomme IND (Interface Neuronale Directe) en franco-français, mais le terme communément utilisé est celui de BCI (Brain Computer Interface).

Le concept

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Il s'agit de permettre à l'utilisateur de contrôler un software par la pensée. Pour comprendre comment cela est possible, il faut avoir quelques bases de neurobiologie. Tout d'abord, l'essor de l'imagerie fonctionnelle au cours du XXème siècle a permis de montrer que certaines régions du cerveau étaient spécialisées. Il existe par exemple des zones spécialisées dans la mémoire, d'autres dans les réflexes, et d'autres encore dans la motricité (c'est-à-dire l'exécution de mouvements).

Les neurones communiquent entre eux grâce à des impulsions électriques, et pour simplifier énormément, on peut imaginer que plus une région du cerveau est sollicitée, plus elle est active électriquement. Cette activité est détectable par des électrodes. Les neuroscientifiques se sont donc dit que l'on pourrait interpréter les signaux électriques émis par les régions d'intérêt du cortex cérébral (surface du cerveau, support de l'activité motrice) pour en déduire le geste effectué ou imaginé par le cobaye. On a donc par exemple demandé à la personnes de fermer leur main droite, puis on a étudié et stocké les caractéristiques des ondes électriques émises (fréquence, amplitude...). On constitue ainsi une banque de données d'ondes associées à des mouvement (relativement variable selon les individus).

De cette façon, lorsque ces ondes sont détectées , on sait que le cobaye a voulu, par exemple, fermer sa main droite. Ensuite, il suffit d'associer, par exemple, la fermeture de la main à un clic de souris, le tirage de langue au mouvement vers le haut, etc. De cette façon, en s'imaginant fermer la main, la personne clique, en s'imaginant tirer la langue, elle déplace le curseur... Les exemples sont grossiers, mais au moins c'est imagé. ^^

Les BCIs permettent donc de détecter et d'interpréter l'activité cérébrale grâce à des électrodes et à une banque de données d'ondes établie au préalable.

La pratique

On s'en serait douté, la théorie est belle, mais l'on se heurte à de nombreuses embûches lors de l'application. La principale est la qualité variable des signaux détectés. En effet, plus le signal est de bonne qualité, plus il est facile à interpréter : il ne s'agirait pas de confondre un déplacement vers le haut et un clic ! Or, la qualité du signal varie énormément en fonction de l'instrument qui sert à le détecter, et plusieurs méthodes sont déjà en lice, avec leurs avantages et leurs inconvénients.
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  • L'électroencéphalographie est l'analyse des signaux électriques à la surface de la peau du crâne. Si c'est une méthode facile à mettre en œuvre : on pose simplement des électrodes à la surface de la tête et c'est parti, pas d'opération, rien de définitif, juste un bonnet ou un casque qui reçoit les ondes. Les résultats sont pour l'instant peu encourageants côté précision du fait des interférences causées par la boîte crânienne, ce qui rend l'apprentissage plus fastidieux.
  • Les électrodes pénétrant directement à l'intérieur du cerveau permettent des meilleurs résultats, mais sont très invasives et potentiellement instables : elles sont implantées chirurgicalement à un endroit précis, et risquent de bouger par la suite.
  • Pour info, une troisième méthode existe. Nommée électrocorticographie, c'est grossièrement la combinaison des deux : un quadrillage d'électrodes est placé sur une zone de cerveau, entre le cerveau et le boîte crânienne (et non dans le cerveau comme avec l'électrode pénétrante). Elle présente d'autres avantages que je n'exposerai pas ici.

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Les CBIs ne sont à ce jour pas encore assez évoluées pour débarquer dans nos foyers. Substantiellement, elles permettent le contrôle d'un curseur qui permet par exemple de se déplacer dans un environnement 2D ou d'épeler des mots via un clavier virtuel : on n'en est pas encore à la dictée directe à l'ordinateur, malheureusement. Mais alors, quel intérêt ?

Aujourd'hui, ces appareils sont principalement destinés aux personnes paralysées, dont on peut dire qu'elles sont enfermées dans leur corps. Les BCIs permettent à ces personnes de communiquer des ordres directement grâce à leur cerveau, que ce soit à un ordinateur ou à une machine (fauteuil roulant) sans nécessiter d'activité musculaire aucune : c'est souvent vécu comme une véritable libération ! Pour l'exemple, un patient du Pr Wolpaw (un des chefs de file de cette technologie encore naissante) est équipé d'un système BCI depuis deux ans, et ça lui a permis de travailler dans la recherche biomoléculaire, avec 3 employés sous sa tutelle !



Seule la première méthode, qui ne nécessite aucun type de chirurgie mais juste la mise en place temporaire d'un bonnet ou d'un casque, a des chances de se démocratiser. Les deux autres sont bien réservées aux personnes handicapées nécessiteuses d'une technologie très performante dès maintenant.

Un logiciel pour BCI: OpenViBe

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OpenViBe, fruit d'un travail commun entre l'INSERM et l'INRIA (organismes français pour la médecine et l'informatique), est un logiciel libre tournant sous windows et linux et offrant une interface de développement et un tas de fonctionnalités pour l'interprétation des signaux neuronaux provenant de BCIs. En effet, il existe une partie informatique au travail d'interprétation, et OpenViBe, présente l'avantage d'être un projet Open Soucre, sous licence L-GPL.
Citation: OpenViBe
Le logiciel OpenViBE est une véritable « interface » conçue pour traduire ce qui se déroule dans le cerveau en commande informatique.

A ce jour, quatre applications ont été développées grâce OpenViBe : Une aide à la saisie de texte pour paralytiques et trois jeux (vaisseau spatial, handball et univers virtuel). Il ne tient qu'à vous d'imaginer les folies que pourrait permettre une telle technologie, une fois efficace, et ce quelque soit le milieu !</position>

Pour aller plus loin...

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Publié le 24/05/09 à 10h49 par Whitecoyote

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Reportage REE : Imprimez sans retenue

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Aux origines de l'informatique était la mécanographie. Tout Zér0 qui se respecte a un jour ou l'autre fait un tour du côté de l'histoire de l'ordinateur. Et que ce soit sur internet ou dans des musées (comme par exemple le musée de l'infomatique à La Défense), il est classique de présenter les machines à cartes perforées comme les ancêtres des bêtes de course que sont les PCs d'aujourd'hui. Ainsi les données étaient saisies et mises en mémoire sous forme de cartes perforées, support fort peu compréhensible à l'être lambda. De par la différence fondamentale de fonctionnement entre le cerveau humain et les engins automatisés d'hier et d'aujourd'hui, le langage de stockage des informations numérisées n'est pas compatible avec notre logique innée, que ce soient les anciennes cartes ou le code binaire qui les a remplacées. Comme l'intérêt des calculateurs n'a vraisemblablement jamais été de compliquer la tâche de l'homme, les systèmes d'affichage et d'impression se sont développés en parallèle.

Si aujourd'hui l'information est de plus en plus délivrée et échangée sous forme de pixels, grâce à la démocratisation des écrans et de tout ce qui va avec, il est monnaie courante de mettre sur papier ce que notre écran peut nous délivrer : photos, documents, cours, CVs, etc. En effet, il peut être plus agréable ou plus pratique de posséder l'information « en dur ». Personnellement, je trouve plus plaisant d''imprimer mes photos pour les regarder ou les montrer à mon entourage que d'avoir à me trimballer 2kg de composants High-Tech, tout comme je préfère réviser sur papier que sur écran. Seulement, avec l'intensification des échanges numériques, les compagnies fabricantes d'imprimantes sont aux anges et ne tirent parfois pas leurs principales marges des produits attendus. smiley

Les contraintes imposées par les constructeurs

En effet, l'on pourrait croire que l'imprimante elle-même est la principale source de revenus de ces entreprises, mais détrompons-nous ! Les êtres pernicieux et machiavéliques qui contrôlent cette industrie ont bien veillé à tout mettre en place pour extraire jusqu'au dernier penny de nos poches de prolétaires ! Et pour cause, l'argent dépensé à l'achat d'une imprimante n'est rien comparé à celui qui le sera pour les recharges en encre ! smiley

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Il faut aujourd'hui compter dans les 15 € pour une cartouche d'une vingtaine de millilitres, et même si les prix sont extrêmement variables, les bénéfices faits dans ce secteur sont tout bonnement impressionnants. Selon le site 60 millions de consommateurs « Les fabricants cassent le prix des imprimantes pour mieux se rattraper sur celui des cartouches, vendues à prix élevé à des clients captifs. Et ils ne reculent devant rien pour gêner le développement d'encres alternatives, plus abordables. »

Et effectivement, tout est fait pour contraindre le client à consommer la marque qu'il a choisie, et ce jusqu'à ce qu'il change d'imprimante : cartouches d'encre non standard, papier photo « optimisé pour la marque », cassages de garanties etc. L'enfermement du consommateur se fait donc au détriment de son porte-monnaie, mais aussi de l'environnement. smiley

Parce qu'une cartouche est un contenant à durée de vie limitée, elle finit à la déchetterie si elle n'est pas recyclée, et c'est l'un de nos déchets les plus polluants. Effectivement, en plus de son emballage et du plastique qui la compose, l'encre restante est toxique, et la puce électronique destinée à évaluer le niveau d'encre (mais qui ne fait en réalité que compter le nombre d'impressions) sont des déchets polluants et bien superflus quand on sait que d'autres solutions sont proposées. « La France consomme 12 millions de cartouches par an dont 9 sur 10 partent à la poubelle et ce malgré les directives européennes qui classent ces produits en déchets toxiques de classe 1. »

Des horizons nouveaux

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Si certaines entreprises se sont spécialisées dans le recyclage ou le remplissage de vos cartouches d'encre (ex.), d'autres proposent des solutions bien plus innovantes. C'est le cas d'Inkfinit, une boîte française qui a tout lieu d'attirer notre attention (« ink » signifie « encre » dans la langue de Shakespeare).

Leur système, le Réservoir d'Encre Externe, relie les têtes d'impression de votre imprimante à des citernes miniatures de gigantesque contenance si l'on compare à la capacité des cartouches que l'on trouve sur le marché. L'intérêt est donc double : à l'achat, on ne paye plus la cartouche, mais uniquement l'encre et de ce fait, on ne génère plus de déchets. Le concept n'est pas nouveau, il me semble en avoir déjà aperçu sur Ebay, mais l'entreprise pallie au défaut principal de cette méthode : la dépendance en encre. Car si l'on imprime beaucoup plus longtemps avec des réservoirs de cette taille, le jour où l'encre vient à manquer, ce n'est pas encore à la FNAC que l'on peut se fournir, vu les différences entre les encres de chaque marque, les spécificités et tout le tintouin. smiley

Techniquement parlant...

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Là c'est le moment où je vous livre mon expérience, parce que c'est pas tout d'avoir des belles idées, il faut encore qu'elles soient fiables dans la pratique. J'ai pu me procurer le produit sur place et voir les locaux. Je crois que c'est là que je me suis le plus clairement fait une idées sur le fonctionnement des REE. D'un côté les réservoirs, à 4, 5 ou 6 citernes selon les imprimantes et à différentes capacités. Pas loin de là, des rangées de bouteilles d'encre spécifiques aux différentes marques. À côté de la table de montage se trouvent des rouleaux de tubes ainsi que des centaines de cartouches et leurs puces électroniques associées. Les puces sont programmées pour délivrer continuellement un message de cartouche pleine, c'est donc à l'utilisateur de contrôler ses niveaux d'encre.

En fonction de l'imprimante du client, et si celle-ci est compatible (elle doit être à jet d'encre, et tout les modèles ne sont a priori pas pris en charge), le technicien assemble le puzzle: cartouches + puces spécifiques à l'imprimante + une petite longueur de tube qui sortira de l'imprimante et ira se brancher sur les réservoirs à l'extérieur de celle-ci. smiley

Aux dires du constructeur, le moment délicat est à l'installation, mais je n'ai jamais bien compris pourquoi. Personnellement, tout s'est passé comme sur des roulettes. Étudiant, j'imprime énormément, notamment des cours avec des schémas en couleur, mais aussi pas mal de photos, et j'ai depuis longtemps rentabilisé le système (le coup dur est à l'achat, compter 70€ HT minimum), l'économie avoisine les 90%. Du coup maintenant, si je me bride pour imprimer, c'est surtout pour économiser le papier ! smiley

Pour aller plus loin...

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Publié le 12/05/09 à 01h43 par Whitecoyote

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