Aujourd’hui, l’humanité prend conscience de l’ampleur du problème écologique et pour avancer, pour le combattre et le vaincre, il nous faut une révolution des esprits et des mœurs.
Le temps des avertissements est révolu, prévenir du danger ne suffit plus, car la crise écologique, nous sommes déjà en plein dedans, et nous ne devons plus nous en inquiéter, mais réfléchir et agir, tous ensemble.
En tenant compte de cela, je trouve tout de même intéressant de faire un point sur la situation actuelle et les prévisions pour le futur, juste histoire de se faire une petite idée.
Sans vouloir être alarmiste...
Concrètement, d’où vient le problème ? L’activité humaine est source de chaleur qui peut être de deux types ; la première est celle que l’on crée et que l’on recherche pour faire marcher centrales et mécanismes en tous genres, la seconde est notre réel problème, celle liée à l’effet de serre qui est comme tout le monde le sait causé par des gaz, principalement le CO2 dégagé par l’homme.
4°C, c’est l’augmentation de température que nous avons fait subir à la Terre en un siècle. 4°C, ce n’est peut-être pas grand-chose à l’échelle d’un être humain, mais au niveau de la planète, ça a déjà engendré d’énormes changements : assèchement de lacs tels que le lac Tchad qui a perdu 90% de sa surface en 30 ans et bouleversé ainsi l’organisation de toute une partie de l’Afrique centrale (comme s’il avaient pas déjà assez d’emmerdes comme ça là-bas…), fonte des banquises (territoire de chasse des ours blancs) et des glaciers montagneux, catastrophes climatiques (la canicule 2003 a fait 15000 morts, le cyclone Katrina, et j’en passe...).
Maintenant je vais me la jouer Hulot : que se passerait-il avec 4 autres degrés de plus ? Beaucoup de plantes ne s’adaptent pas, libérant du CO2 supplémentaire en pourrissant. Les grands glaciers fondent, privent d’eau quelques centaines de millions de personnes, ainsi que leurs récoltes saisonnières, s’ensuivent diarrhées, malaria et malnutrition mortelles, propagation accélérée des maladies, et extension des épidémies tropicales. Les récoltes en Afrique chutent entre 20 et 35%. Plus de 3 millions d’hommes meurent chaque année de famine. La fonte des glaciers (Himalaya…) et des banquises (Groenland…) font monter de 8 mètres le niveau de l’eau, 80% des coraux disparaissent avec tout leur écosystème, des îles entières sont submergées (les îles Tuvalu par exemple), 50% des espèces, ne s’adaptant pas assez vite, sont en voie d’extinction. Les océans gagnent en surface (allez voir ce site cartographiant la montée des eaux en fonction du niveau de la mer), inondant les côtes, touchant des métropoles, entraînant des exodes titanesques (on prévoit par exemple 14 millions de réfugiés d’ici 2050 rien que pour le Bangladesh), et les problèmes qui s’y associent. La moitié de la population mondiale souffre du manque d’eau, l’autre moitié... d’inondations, les grands courants marins sont fortement perturbés, provoquant des désastres naturels du type Katrina ou canicule 2003 de plus en plus fréquents. L’homme subit le changement climatique. Son économie aussi. Sympa comme perspective d'avenir...
Si on continue sur la voie de la civilisation de gâchis, on gagnera 5°C d’ici 2100 (Paris aurait le climat de Bordeaux) et 20°C pour 2200. Il va sans dire que le changement est progressif, et que tout ne tombera pas du ciel en 2100. Je dis ça pour ceux qui ne préoccuperaient pas des générations futures, après tout c’est leur droit, bien qu’il paraisse que c’est peu compatible avec la morale kantienne... Quoiqu’il y a d’autres arguments bien plus convaincants pour ceux-là : je parlais d’économie, eh bien les dommages du réchauffement, dans la civilisation de gaspillage incontrôlé entraînerait une baisse de 5 à 20% du PIB mondial, soit 5 500 milliards d’euros.
Même Bush a admis qu’il y avait un lien entre l’activité humaine et les gaz à effet de serre. Et ce que Bush peut comprendre, vous pouvez le comprendre.
Mais quelles sont les solutions ?
Bon, ok, on est dans la merde, mais est-ce qu’on peut faire quelque chose ? Oui, selon les experts on a une minuscule vingtaine d’année pour réduire drastiquement nos émissions de carbone. Ce qu’il faut éviter à tout prix, c’est passer de "tout va bien" à "on va tous mourir, il n’y a plus rien à faire". Il y a un juste milieu : l’action.
Qu’est-ce qu’on peut faire, nous, concrètement, pour sauver la planète ? Je dirais que ça passe d’abord par des gestes de tous les jours, comme tout le monde le sait. Appareils en veille (alors qu’ils pourraient être éteints), lampes à économie d’énergie, recyclage, etc. Mais il y a aussi et surtout vos déplacements qui comptent : prenez le vélo, les transports en commun (dans les grandes villes c’est aussi souvent plus rapide), bref, prenez le temps de sauver le climat et la biodiversité. Faites du covoiturage ! (ça marche même chez les bouseux ça !) Ou si vous avez vraiment besoin d’une voiture, prenez la moins polluante, les concessionnaires sont obligés d’indiquer la consommation carbone. Préférez mille fois les voyages en train aux voyages en avions, qui comptent parmi les premiers pollueurs de la planète (Nouvelles Frontières et SNCF vous proposent d’ailleurs avant chaque voyage de calculer vos émission de carbone ; la France fait d’ores et déjà payer une taxe carbone aux compagnies aériennes). Consommateurs, favorisez les entreprises qui font le plus d’efforts !
Ensuite, il y a les actions plus lourdes, sensibilisez vos proches, si vous pensez à entreprendre, le développement durable est un domaine très porteur, très vendeur, et donc créateur d’emplois, prenez l’exemple des voitures hybrides ! Si on investit dans le développement durable, on subira moins le changement. Si vous songez à vous faire construire une maison, pensez à investir massivement dans l’isolation, ce sera vite rentabilisé par les économies d’énergie que vous ferez. Quand on pense que dans les pays nordiques ils arrivent à avoir 20°C dans leurs maisons avec -30°C en extérieur, sans aucun autre système de chauffage que la chaleur dégagée par leurs électroménagers et leurs activités… Vous polluerez moins, gaspillerez moins, payerez moins, et en plus serez en avance sur la réglementation à venir. L’Europe a d’ailleurs invité les villes à dresser une carte thermographique afin de pouvoir chasser les fuites de chaleur des bâtiments, comme à Marseille (carte).
Eh oui, consommer de l’électricité, ça pollue aussi, il n’y a pas que la voiture, alors "Soyons attentifs, ensemble". Parlons d’électricité, pendant que nous y sommes.
En France, forts de nos 58 réacteurs, 85% de l’énergie EDF est fournie par notre parc nucléaire (soit un sixième de l’énergie atomique mondiale). Soit cela produit des déchets radioactifs qui mettront des millénaires à de désintégrer, mais la quantité de CO2 relâché dans l’atmosphère est considérable, et cela reste notre préoccupation majeure. Maintenant supprimons nos centrales, d’où allons-nous tirer cette énergie manquante ? En revenant aux centrales au charbon (la Chine, en pleine croissance, en raffole, ce qui est plutôt inquiétant pour l’environnement…), qui sont les plus polluantes ? Ou bien au gaz et au pétrole, augmentant ainsi notre dépendance aux pays fournisseurs d’énergies fossiles, et toujours bien plus polluants que l’uranium ? Je ne pense pas que se passer du nucléaire soit une priorité, étant donné l’état actuel des choses, mais cela ne nous concerne pas directement, mais plutôt nos élus...
Vous avez dit élections ?
Les plus grandes décisions environnementales sont prises en haut lieu, par les gens qui détiennent le pouvoir, c'est pourquoi l'action écologique passe aussi par un engagement politique. Ca tombe bien hein, on est en pleine période électorale, on va pouvoir faire le point. Depuis le 30 janvier dernier, date de la signature du pacte écologique de Nicolas Hulot, l’écologie est complètement sortie du débat, alors que comme on l’a vu ci-dessus, cela devrait être une priorité. Tous se sont engagés à respecter ce pacte, ne l’oublions pas, pensons à le leur faire appliquer, et je vous invite au passage à aller sur le site du pacte écologique 2007, très bien construit, et très instructif quant aux méthodes devant être utilisées par le gouvernement pour essayer de remédier aux problèmes environnementaux. Par ailleurs, je verrais bien Nicolas Hulot en vice-premier ministre chargé du développement durable (première proposition du pacte), il a prouvé qu’il était capable de s’occuper de ce secteur...
Mais à qui donc devons-nous donner notre voix ? Qui est le meilleur candidat de l’environnement ? Voici, selon le très bon site de l’alliance pour la planète, qui propose de noter les candidats à partir de leur programme. Voilà pour les principaux, les notes sont sur 20 :<liste>
Ségolène Royal : 16
François Bayrou : 13
Nicolas Sarkozy : 8,5
Jean-Marie Le Pen : 6
</liste>
Dominique Voynet, qui obtient un score de 17.5, me parait être l’une des candidates les plus sérieuses avec un programme en béton, et pas seulement sur les questions de l’écologie. Cependant, on a tous peur que se reproduise la même catastrophe qu’en 2002, et la gauche est toujours morcelée, c’est pourquoi je pense qu’il faut malheureusement voter utile.
Parmi les slogans de Ségolène, on trouve "La France présidente", je trouve que "La planète présidente" lui irait tout aussi bien...
Union pour un Mouvement Populaire (UMP) depuis 2002
Etudes
Redouble la 6ème
Bac B (économique et social) en 1973 (lycée privé Saint-Louis de Monceau )
Diplômé en droit public et en sciences politiques
Maîtrise de droit privé (1978)
Institut d'études politiques de Paris (n'obtient pas le diplôme de fin d’études car notes éliminatoires en anglais)
Mémoire de DEA sur le référendum du 27 avril 1969 (1981)
Certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA) (1981)
Carrière
Embauché par l'avocat Guy Danet puis devient l'un des trois associés du cabinet d'avocats parisien "Leibovici - Claude - Sarkozy" dont il perçoit toujours le tiers des recettes (241 000€ en 2002 !)
1974 : adhère à l’UDR
1975 : délégué départemental des jeunes des Hauts-de-Seine
1976 : adhère au RPR ; responsable de la section de Neuilly
1977 : secrétaire de la circonscription Neuilly-Puteaux ; conseiller municipal de Neuilly
1980 : comité de soutien des jeunes à la candidature de Jacques Chirac
1983 : maire de Neuilly-sur-Seine à 28 ans !
1987 : chargé de mission pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au sein du ministère de l'Intérieur (déjà…)
Député à 34 ans
Ministre du Budget à 38 ans.
Porte parole du gouvernement
Négocie directement avec le preneur d’otages armé lors de l’affaire de la maternelle de Neuilly (1993)
Président par intérim du RPR (1999)
2002 : réélu député de Puteaux et Neuilly sur Seine (député de droite le mieux élu, avec 68,78 % )
Ministre de l'Intérieur (2002-2004)
Ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie (mars à novembre 2004)
2004 : élu président de l’UMP avec 85,1 %
Ministre de l’Intérieur (2005-2007)
Programme pour les présidentielles
Un programme vaste et longtemps considéré comme le seul véritable programme de cette présidentielle (heureusement que certains se sont réveillés) :
Mettre fin à l'impuissance publique, atteindre une démocratie irréprochable et transmettre les repères de l'autorité, du respect et du mérite.
Vaincre le chômage, réhabiliter le travail et augmenter le pouvoir d'achat.
Répondre à l'urgence du développement durable avec une Europe protégeant dans la mondialisation.
Permettre à tous les Français d'être propriétaires de leur logement tout en ayant une école qui garantit la réussite de tous les élèves et un enseignement supérieur et une recherche au niveau des meilleurs mondiaux.
Sortir les quartiers difficiles de l'engrenage de la violence et de la relégation.
Maîtriser l'immigration, fiers d'être français, grandes politiques de solidarité, fraternelles et responsables.
Le bon
Un homme à poigne, souvenez vous de cette fameuse prise d’otages à Neuilly (bon, le "petit noir" est peut-être malheureux de sa part, mais quand on veut se faire de la pub…)
Il est quand même meilleur que Ségolène sur la scène internationale, il n’y a pas à dire…
Ici avec Condoleeza Rice (Secrétaire d'État des États-Unis d'Amérique).
Union pour la Démocratie Française (UDF) depuis 1998
Etudes
<liste>
Université Bordeaux III
Classe préparatoire littéraire
Agrégation de lettres classiques (1974)
</liste>
Carrière
<liste>
Ministre de l'Agriculture du Gouvernement Barre (1979-1981)
element]Conseiller municipal de Pau (1983-1993)[/element]
Conseiller de Pierre Pflimlin, président du Parlement européen (1984-1986)
Député européen (1984-2009)
Député de Paris (1986-1988)
Député des Pyrénées-Atlantiques (1986-1993 ; 1997-1999 ; 2002-2007)
Président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques (1992-2001)
Ministre de l'Éducation nationale du Gouvernement Balladur (1993-1995)
Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Insertion professionnelle du Gouvernement Juppé (1995)
Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche du Gouvernement Juppé (1995-1997)
Président de l’UDF (depuis 1998)
Député européen (1999-2002)
</liste>
Programme pour les présidentielles
Le programme est simple : en finir avec le clivage gauche/droite en France. Rien que ça !
Le bon
Il se révèle au grand jour comme pouvant être une solution alternative dans le paysage politique français.
Une petite vidéo de soutien à Bayrou, bien marrante, et surtout qui permet de revoir cette fameuse baffe de 2002…
Les critiques
Comment gouverner efficacement quand on n’a pas la majorité ?
Mais il est où le programme ?
En voici une bonne illustration, et hélas ce n’est pas votre navigateur qui est en cause…
A vous
Vous aussi surmontez votre bégaiement et exprimez-vous ! Sur Sous-France on prend le meilleur du rire et le meilleur de la déprime !