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L'infohasard

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Actualité TF0&Co

Une fois n'est pas coutume, hier soir j'ai regardé le JT de 20h. Quelle n'a pas été ma surprise dans un premier temps, puis mon profond dégoût au vu de la manière dont certaines infos sont traitées...

Vous n'avez pas pu passer à côté, hier midi a eu lieu une grosse avalanche en Savoie. Le bilan est très lourd, 4 morts: 3 étudiants et leur guide. Là-bas, c'est tout une région qui est en deuil, choquée. Dans les studios parisiens de télévision, c'est banal, mais digne de figurer en ouverture du JT. C'est surtout croustillant à souhait. C'est vrai, après tout c'est l'occasion de rappeler à toute la population qu'il n'y a que les cons qui sortent des pistes...(*)

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Ce discours pourrait passer sans trop de souci si les journalistes faisaient bien leur travail. Alors quand Laurence Ferrari parle de Valmeinier "tout près de Saint-Jean de Maurienne", c'est un peu comme si elle disait que Toulon était tout près de Marseille. Bref, laissons passer "le Massif du Grand Fourchon" au lieu du Col des Marches, peu importe, nous ne sommes pas là pour enculer les mouches.


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Les images manquent puisque dans de pareils cas ce ne sont pas les caméras qui arrivent en premier sur les lieu du sinistre, mais bien les secours (à pied, dans 70cm de poudreuse et un brouillard monstrueux). Alors TF1 se permet d'envoyer des "Images d'Archives" montrant ... des secouristes détendus au cours d'un exercice de recherche de victimes en avalanche par beau temps.

Pathétique, je passe sur France 2, ma foi dans le service public encore intacte.

L'introduction de Pujadas n'est pas moins racoleuse: "Bonsoir. Ils avaient entre 17 et 19 ans." Bim, +2 points d'audience. Comme il faut bien essayer de rattraper TF1, il élargit l'avalanche à 900m. Elle était immense, certes, mais nous n'irons pas à plus de 400m de large. 900 c'était la longueur, dommage. Mais peu importe, on n'est pas à cela près pour attirer les téléspectateurs.

Et là, soulagement, l'objectivité est au rendez-vous, même si les informations ne sont pas tout à fait exactes. Au moins les images sont du jour, et tournées dans la bonne station.

David Pujadas reprend la parole pour interroger son envoyé spécial à Valmeinier, sa question est simple: "Y a-t-il eu imprudence ?" C'est un peu la question que se pose tous les gens qui ne connaissent pas la montagne, c'est sincère, mais cela révèle un sérieux manque de tact quand on sait que le guide (de la Plagne) connaissait très bien le secteur et été aimé dans les vallées avoisinantes. Le journaliste est presque gêné d'une telle question et préfère prendre la tangente en rappelant qu'en montagne le risque "doit toujours être évalué localement". Pas mal, il s'en sort très bien.

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Constatations d'usage, petit hommage aux personnes dépêchées sur les lieux (plus de 60 en tout) qui ont mis des heures à rejoindre la zone, avant de passer 6h sur place à creuser, pour finalement retrouver 2 survivants et 4 morts.

L'actualité, est "décidément peu souriante ce soir [hier]" et Pujadas se réjouirait presque (j'aime son petit sourire triste) de pouvoir encore faire pleurer dans les chaumières en évoquant le massacre dans un collège allemand.

Bref ! Si la véritable version des évènements vous intéresse, je vous recommande cet article du Dauphiné Libéré. Comme quoi, la presse et les médias de proximité auront toujours le dernier mot.

Alors que si vous avez lu l'article du Figaro, vous en êtes presque à fustiger la mémoire du guide , décédé lui aussi, ne l'oublions pas... Des accusations impardonnables à l'encontre d'un professionnel de haute montagne. Les responsabilités ne sont pas établies, certains feraient mieux de s'en tenir aux faits plutôt que de vendre du papier. Sans parler des commentaires moralisateurs de personnes n'ayant visiblement jamais mis les spatules dans la neige...

(*) A prendre au second degré bien sûr, sans toutefois oublier les règles basiques de la sécurité dans ce milieu hostile qu'est la montagne.

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Publié le 12/03/09 à 18h15 par Dederocker

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Musique London Calling

"This is London calling..." C'est le slogan de la BBC pendant la Seconde Guerre Mondiale. 35 ans plus tard, les Clash le remette au goût du jour. Toujours avec la même signification ?

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Le groupe

1976. Le Punk est partout au Royaume-Uni lorsque Mick Jones et Paul Simonon recrute un certain Joe Strummer, séduit par un concert des Sex-Pistols dont ils feront la première partie au déut de l'été. A l'automne ils sont signés par CBS Records. En 1977, ils sortent The Clash, succès immédiat avec des titres comme White Riot et London's Burning.

La critique est moins enthousiaste avec Give 'Em Enough Rope au son trop parfait, trop produit. Ce qui ne l'empêche pas de se classer 2ème des ventes en Grande-Bretagne.

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Le sommet est évidemment atteint avec le double album London Calling, d'ailleurs vendu au prix d'un simple (sur demande expresse du groupe). 2 millions d'exemplaire se sont écoulés dans le monde, faisant sortir le groupe du milieu "Punk" et rejoindre les plus grands. Les 2 disques comportent des monuments comme London Calling, Brand New Cadillac, Spanish Bombs, Clampdown, The Guns Of Brixton ou Train In Vain.

Les ventes retombent un peu avec Sandinista !, un triple album, lui aussi vendu au prix d'un simple, la différence venant directement de la poche des membres du groupe. Les influences sont très larges, depuis la musique de chambre sur Rebel Waltz jusqu'au hip-hop sur The Magnificent Seven. Une tournée mondiale au calendrier démentiel suit, mais l'ambiance n'est plus la même.

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Le batteur, Topper Headon, plonge dans l'héroïne tout le monde s'engueule, mais un nouvel album voit tout de même le jour en 1982: Combat Rock qui deviendra l'album le plus vendu du groupe avec des titres comme Rock The Casbah ou Should I Stay or Should I Go. Le groupe éclate, un nouveau guitariste et un nouveau batteur arrivent.

En 1985 sort Cut The Crap qui se fait allumer par la critique. Synthés et boîtes à rythme viennent achever le tout: Strummer reniera cet album. En 1986 il annonce la dissolution officielle du groupe après 10 ans et 6 albums.

Joe Strummer traverse un long désert jusqu'en 1999 lorsqu'il fonde The Mescaleros. Il décède le 22 décembre 2002 d'un maladie cardiaque congénitale qui ne lui avait jamais été diagnostiquée, à seulement 50 ans. Il travaillait sur un nouvel album (sorti par la suite) comportant un hommage à Johnny Cash, une reprise de Bob Marley (Redemption Song) et un titre en mémoire des attentats du WTC.

Le morceau

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The Clash: London Calling [London Calling]


Les Clash sont engagés. Très engagés. Les Clash sont à gauche. Très à gauche. Alors l'arrivée de Margaret Thatcher au pouvoir au Royaume-Uni n'est pas pour les amuser: "l'ère glaciaire nous tombe dessus"...

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Par la même occasion, ils renient les symboles du passé ("cette beatlemania ringarde a mordu la poussière") et interpellent les jeunes ("Sortez du placard, vous garçons et filles"). Révolte et jeunesse, les armes du punk sont bien là.

Sur le plan musical, c'est tout à fait typique des Clash, avec une ligne de basse reggae, une guitare et un chant punk. Pas le temps de souffler, ce sont 3 minutes 20'' à fond !

Les reprises

A morceau planétaire ... reprises planétaires. Ou pas.

En fait, le mieux c'est encore quand la reprise n'est pas trop longue et sans les paroles. En disant ça, je pense à l'intro du morceau dont les Red Hot Chili Peppers se servent pour ouvrir leur Right On Time.

London Calling a aussi été utilisé dans de nombreux films, à l'image du James Bond - Meurs un Autre Jour avec ce falot de Brosnan. La meilleure utilisation de ce morceau est sans conteste celle faite dans Billy Elliot pour la scène où les CRS chargent les grévistes, sur ordre de la Premier Ministre de l'époque, une certaine Miss Maggie. En voici l'extrait (la chanson commence à 1'01''):



Dans le genre foiré, il y a la version de The Calling. Oui, ce groupe pour adolescente hystérique. Douloureux, je sais... Le chanteur ne peut pas s'empêcher de chanter ça comme du U2. Usant.

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Publié le 04/03/09 à 12h15 par Dederocker

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Divertissement Kill Bill vol.3&4

C'est officiel, Quentin Tarantino va poursuivre la saga Kill Bill avec deux nouveaux épisodes. Alors, comment cela est-il possible puisque Bill est mort ? Est-ce pour le fric ou un véritable besoin d'aller plus loin ? Sous-France.com tente de répondre à ces questions, avec les premières révélations sur ces films...

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Pourquoi ?


Pourquoi faire une suite à ces deux films particulièrement réussis ?

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La première réponse qui vient à l'esprit est l'argent. C'est évident, avec un budget total de 85 millions de dollars, les deux premiers volumes ont dégagé 333 millions de bénéfices (sans compter les DVD et autres). Donc les suites devraient encore rapporter un maximum de blé à Tarantino et Miramax.

Ensuite, il faut savoir que Tarantino parle de ces suites depuis longtemps. Après le deuxième volet, il voulait attendre 15 ans avant de tourner une suite. Les choses n'ont donc qu'un peu accéléré. Puisque ce projet est ancien, on peut se dire que l'argent n'est pas la seule raison, et que si le réalisateur ressent le besoin de les tourner, c'est qu'il a de bonnes idées (comme souvent avec le réalisateur de Reservoir Dogs et Pulp Fiction).

Une dernière raison, à ne pas négliger à mon avis: l'attente du public. C'est évident, le grand public a vraiment aimé Kill Bill vol.1&2, alors une suite ne peut que lui faire plaisir, non ? Encore faut-il qu'elle soit réussie, je suis d'accord...

Comment ?


Comment faire une suite à un film dont le titre même tend à voir Bill mourir , après la mort de Bill ?

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Comme moi, vous avez compté le nombre de pas de Bill à la fin du film. Les avis divergent, mais en gros tout le monde tombe d'accord: Bill est mort. Alors, doit-on s'attendre à une version zombie de Kill Bill (Tarantino adore les films de genre) ? Non, heureusement.

En fait, les scénarii sont écrits depuis longtemps. Vous vous souvenez de Sophie Fatale ? Mais si, la Française qui sert de bras droit à O-Ren Ishii et qui perd ... son bras dans le premier épisode. Bon, vous vous souvenez aussi de Elle Driver, la borgne qui perd ... son deuxième œil dans le deuxième épisode, n'est-ce pas ? Bon, et bah elles sont pas contentes et elles veulent se venger de la pétasse en jaune qui les a amochées. Alors, une manchot et une aveugle, ça ne devrait pas faire long feu face à une maman sanguinaire en colère, hein ? Reste à voir avec qui elles viennent...


Dans le quatrième épisode, on descend d'une génération. Vous vous rappelez de cette petite devant laquelle la Mariée tue sa mère (et paf, ça fait des Chocapic !) ? Bon, Uma Thurman lui donne le droit de se venger lorsqu'elle aurait grandie. C'est ce qu'elle va faire ... contre la fille de Beatrix Kiddo, B.B. : une vraie histoire de famille comme on les aime !

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Bref, ça s'appellerait peut-être encore "Kill Bill", mais Bill n'a plus grand chose à voir là-dedans... Quant à la qualité des scénarii, on va dire qu'on ne se prononce pas, après tout, si les idées sont bonnes, la quête du bénéfice risque de passer avant tout...

Quand ?


Quand verra-t-on ces suites sur nos écrans ?

Alors là, c'est un peu le flou... Artistique ? Volontaire ?

Les plus optimistes parlent de cette année 2009 pour la production (avec donc une sortie possible avant la fin de l'année). C'est d'ailleurs l'hypothèse retenue par Allociné. Mais rien n'est moins sûr à mon avis...

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Une chose est sûre: on va en entendre parler, et il y aura du monde le jour de la sortie...

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Publié le 14/02/09 à 09h57 par Dederocker

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